Quand on pense au champagne, on imagine d’abord un vin blanc pétillant. Il existe pourtant une version rosée. Longtemps boudé et considéré comme un « vrai » champagne de second rang, le champagne rosé a totalement changé de statut : c’est aujourd’hui un classique festif très recherché.
Mais d’où vient cette jolie robe saumonée ? Deux méthodes existent.
Méthode 1 : le rosé d’assemblage
Pour un rosé d’assemblage, le vigneron ajoute une petite proportion de vin rouge tranquille de Champagne à la base de vin blanc. La Champagne est l’une des rares régions où ce mélange de vin rouge et de vin blanc est autorisé pour élaborer un rosé.
Simple en apparence, l’exercice est délicat : la quantité de vin rouge et surtout le moment où il est ajouté déterminent le goût, la couleur et les arômes du champagne rosé. La majorité des champagnes rosés sont élaborés de cette façon.
Méthode 2 : le rosé de saignée
La seconde méthode est le rosé de saignée, ou rosé de macération. Les peaux des raisins noirs restent quelque temps au contact du jus pour lui donner couleur et arômes, avant d’être « saignées », c’est-à-dire séparées.
La durée de macération et la proportion de raisins blancs et noirs sont ici décisives. Plus difficile à maîtriser, cette méthode donne généralement des rosés plus puissants et plus vineux.
Pourquoi le champagne rosé est-il souvent plus cher ?
Les deux méthodes demandent beaucoup de savoir-faire et de précision, pour des volumes plus faibles que le champagne blanc. D’où un prix souvent un peu plus élevé.
Le champagne rosé chez Magnus
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